NBI : Tu l’auras ou tu ne l’auras pas ? La loterie de la DPJJ

La CGT-PJJ s’opposera avec force à ce recul salarial

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NBI : Tu l’auras ou tu ne l’auras pas ? La loterie de la DPJJ

_Montreuil, le 16 juillet 2026_

Pourquoi la CGT-PJJ s’opposera avec force à ce recul salarial ?

La refonte de la Nouvelle Bonification Indiciaire aurait pu être l’occasion, pour notre administration, de témoigner enfin sa reconnaissance aux agents qui, chaque jour, s’engagent pleinement dans leurs missions auprès des jeunes confiés à la PJJ et de leurs familles.

Force est de constater qu’une fois encore, elle se révèle incapable de mettre en actes ce qu’elle proclame haut et fort. Nos compétences et notre engagement sont régulièrement vantés par le directeur de la PJJ, qui se dit fier de son administration. Mais, comme l’écrivait le poète Pierre Reverdy :

« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. »

Une manière de dénoncer cette langue de bois qui permet de ne jamais s’engager au-delà des paroles.

C’est précisément ce que nous dénonçons aujourd’hui.

La NBI est un complément de rémunération attribué à certaines fonctions en raison de la responsabilité ou de la technicité particulière qu’elles exigent. Il est pour le moins étrange qu’une définition dans laquelle une grande partie des personnels de la PJJ peut légitimement se reconnaître pose autant de difficultés à notre administration. Celle-ci ne l’accorde qu’au compte-gouttes et, trop souvent, sous la contrainte d’un recours administratif.

Car, aussi ubuesque que cela puisse paraître, les agents sont contraints d’engager des recours pour que leurs droits soient respectés, au sein même d’une administration dont l’une des missions premières consiste à faire respecter et comprendre la loi aux jeunes dont elle a la charge…

Face à cette situation, la DPJJ nous avait promis de se mettre au travail. Le 28 avril, elle nous a présenté une première proposition (et clic) qui, sans répondre à toutes nos attentes, permettait de régulariser la situation de nombreux agents et de réduire les inégalités au sein d’un même service.

Le nouveau projet présenté le 1er juillet est une honte. Il révèle une profonde méconnaissance de nos réalités de terrain et constitue un artifice technocratique visant à modifier les règles pour étouffer une revendication légitime : le respect des droits des agents.

En plus de chercher à limiter les contentieux, ce projet réduirait le nombre de bénéficiaires potentiels. Il instaurerait des critères d’attribution relevant davantage de la loterie que de la reconnaissance des fonctions exercées, aggravant les injustices et dénaturant la NBI.

Comment l’administration peut-elle imaginer qu’une organisation syndicale puisse voter un tel recul ?

La PJJ raisonne à l’envers. Au lieu d’identifier les agents remplissant les conditions pour bénéficier de la NBI, puis de réclamer les moyens correspondants, elle attend de connaître l’enveloppe qui lui est accordée. Elle construit ensuite des critères permettant de faire entrer un nombre prédéterminé d’agents dans un budget contraint.

Cette situation résulte aussi d’une administration trop souvent en retard, incapable d’anticiper et de défendre auprès du ministère les moyens correspondant aux besoins réels. La PJJ subit des enveloppes imposées d’en haut, puis demande aux personnels de supporter les conséquences de son impréparation.

La CGT-PJJ mettra tout en œuvre pour s’opposer à ce projet, tout en continuant à revendiquer une NBI à la hauteur des responsabilités exercées et des enjeux de nos missions.

Pour éclairer cette réforme, la CGT-PJJ a élaboré un tableau comparatif entre le décret de 2001, toujours applicable, sa mise en œuvre actuelle par la DPJJ et les projets d’avril et de juillet 2026.

Cette analyse met clairement en évidence la volonté de l’administration de réduire progressivement la portée du décret, le périmètre d’éligibilité et, par conséquent, le nombre d’agents bénéficiaires.
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