UJPE : Explication de vote CGT-PJJ du 31-09-65

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LA CGT-PJJ 31-09-65 VOUS EXPLIQUE SON VOTE

Le 9 avril 2026, l’arrêté de structuration du futur UJPE La Cale a été étudié et soumis au vote du Comité social d’administration du 31-09-65.

Il a été demandé aux organisations syndicales de se prononcer sur un texte dicté par le calendrier effréné imposé par l’administration.

Les élues et élus de la CGT-PJJ Sud ont réaffirmé leur opposition à une réforme de l’hébergement conduite dans l’urgence, guidée par des ambitions politiques et vidée de tout véritable dialogue social.

Depuis le mois de décembre, notre organisation ne cesse d’alerter sur la précipitation et sur la méthode employée par la direction de la PJJ pour imposer cette réforme. Une seule priorité semble compter : sa mise en oeuvre au 1er septembre 2026, quelles qu’en soient les conséquences concrètes pour les agents, les services et les prises en charge éducatives.

Pourquoi les élu·es CGT-PJJ Sud ont voté contre la structuration de l’Unité judiciaire à priorité éducative ?

Pour la CGT-PJJ Sud, voter l’arrêté de structuration de l’UJPE La Cale reviendrait à cautionner une réforme dont nous contestons les fondements mêmes.

La CGT-PJJ s’est en effet déjà clairement positionnée contre le cahier des charges soumis au vote du CSA PJJ du 24 mars 2026.

Pour rappel :

* Le cahier des charges censé définir les modalités organisationnelles des structures relève davantage de l’imposition d’une politique pénale et éducative que de la définition d’un cadre de fonctionnement garantissant des missions de qualité dans les hébergements.

* Il ne fixe aucun balisage sérieux sur le nombre d’ETP nécessaires, ni sur les catégories professionnelles devant intervenir dans les UJPE.

* L’administration a refusé d’y inscrire le doublement des services, de jour comme de nuit.

Dans ces conditions, les dysfonctionnements ne sont pas une hypothèse : ils sont déjà inscrits dans l’architecture même de la réforme.

Pour la CGT-PJJ, les lignes rouges sont largement franchies.

Ce que la CGT-PJJ continue d’exiger

* L’uniformité du cahier des charges entre le secteur public et le secteur associatif habilité ;

* La définition d’effectifs minimums par UJPE, avec de réelles perspectives d’évolution ;

* Le doublement des éducateurs, de jour comme de nuit ;

* Un cadrage strict des astreintes, conforme au droit du travail ;

* Une capacité d’accueil limitée à huit places sur les collectifs ;

* L’absence de thématisation des prises en charge ;

* Des dispositifs d’accompagnement institutionnel renforcés pour les équipes.

Face à une réforme imposée, sans garanties suffisantes pour les agents et sans véritable négociation, la CGT-PJJ restera pleinement mobilisée pour défendre les conditions de travail, les emplois et le sens des missions éducatives.

FACE À UNE RÉFORME IMPOSÉE ET VIDÉE DE TOUT DIALOGUE, LA CGT-PJJ SERA LÀ POUR CHAQUE DROIT, POUR CHAQUE POSTE, POUR CHAQUE AGENT, ET DANS LE SEUL INTÉRÊT DU SERVICE PUBLIC DE LA JUSTICE DES MINEURS.

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