Déclaration Liminaire CGT-PJJ FSSSCT du CSA Interrégional Sud 22 mai 2026

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Un drame qui interroge nos conditions de travail

Nos pensées vont, dans un premier temps, à notre collègue de l’UEHC Toulon, décédé pendant son service.

La CGT-PJJ Sud apporte son soutien à ses proches, à nos collègues de cette région ainsi qu’au jeune seul sur place pour gérer ce drame.

Cette situation nous amène à questionner les conditions de travail, sur l’ensemble des territoires, conditions qui amènent les agents de notre administration à se retrouver seuls sur des services, ou sur des missions, sans, de fait, aucune garantie de sécurité au travail.

Nous ne cesserons jamais de vous rappeler, madame la Présidente, que nos missions justifient amplement les moyens que notre OS demande.

Et oui, nous ne sommes pas des « enfants capricieux exigeant le luxe » mais bien des fonctionnaires d’État investis pour faire au mieux nos métiers.

Les agents ont à cœur le sens du service public.

Le rapport de la médecine du travail ne dit pas autre chose, il y a mal être au travail parce que les moyens de nos engagements ne sont pas au rendez vous !

Des réponses concrètes attendues sur les territoires

Rendons donc efficient ce CSA en abordant concrètement la situation des sites où il serait temps que l’administration réponde aux besoins.

Sur le territoire du 66-11, il est urgent que la situation de l’UEMO de Carcassonne soit prise en compte.

La situation RH se doit d’être consolidée sur du long terme.

Le poste de contractuel, enfin accepté pour juin, ne peut résoudre cette situation, puisque nous n’avons aucune garantie que des éducateurs spécialisés postulent pour ce poste.

De plus, ce n’est pas 1 poste ETP qu’il aurait fallu, mais bien 2 pour septembre 2026.

Nous demandons également que la mission PEAT de l’ensemble des unités de l’interrégion soit prise en compte dans le calcul de l’activité des agents qui, sans réelle prise en compte des difficultés depuis plusieurs années, fonctionnent à flux tendu.

Cette non reconnaissance de la mission et du travail exercé est un risque important pour les agents !

Encore une fois, le rapport de la médecine du travail est éloquent sur ce thème !

Des données sans véritable analyse

Dans vos documents, nous questionnons l’absence d’analyse des chiffres et des données, ce que nous cessons de relever depuis plusieurs années.

Mais peut-être manque-t-il cette partie dans les documents envoyés à notre OS ?

Lors de la FS du 3 juin 2025 nous vous interrogions ainsi :

« Ce jour, vous nous joignez des chiffres pour l’analyse de données RH mais toujours sans une analyse de ces données pouvant alors donner lieu à des plans d’actions pour éventuellement répondre au bien-être de vos agents. Nous constatons, d’après vos documents, que le plus grand nombre de jours d’arrêt maladie vient des risques psychosociaux, c’est-à-dire les violences internes comme le harcèlement et les conflits, le stress au travail en lien avec la surcharge, le manque de moyen ou le manque d’autonomie. Que comptez vous faire ? »

La prévention ne peut rester théorique

Les réunions et les groupes de travail doivent se matérialiser par des actions concrètes sur les terrains.

Il est impensable de rester spectateurs face au doublement des accidents de travail, et de se retrouver l’année prochaine à faire les mêmes constats face aux mêmes chiffres, voire en hausse !

La CGT-PJJ Sud demande, pour chaque accident de travail, qu’un arbre des causes soit réalisé, et qu’à l’issue, le DUERP de l’unité et de l’établissement soit réactualisé.

Une véritable politique de prévention, efficace, se doit d’être mise en œuvre !

Les élus et élues CGT-PJJ Sud

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