Section Territoriale de la CGT PJJ Sud Tarn-Aveyron
Compte rendu Audience Syndicale du 7 mai 2026
Paroles paroles paroles…
Une colère légitime face au mépris des réalités de terrain
L’annonce de la venue du Directeur de la PJJ à l’UEMO de Rodez le 7 mai 2026, plus de six mois après le suicide d’Aline Beauducel et avec un ordre du jour en dehors des réalités vécues par les professionnels sur le terrain, n’a pas été acceptée par l’équipe qui a souhaité exprimer sa colère et ses revendications dans le cadre d’une préavis de grève déposé par deux organisations syndicales, dont la CGT PJJ Sud au niveau territorial.
En effet, les conditions de travail sont particulièrement dégradées actuellement à l’UEMO de Rodez, notamment du fait des difficultés RH de plus en plus importantes.
Ce constat se retrouve dans d’autres unités et services du territoire, l’UEMO de Castres, le SE-EPM mais également la Direction Territoriale Tarn Aveyron étant également dans des difficultés RH persistantes.
Une audience syndicale sans réponse concrète
Un comité d’accueil était donc présent à l’arrivée du Directeur de la PJJ, du Directeur des Ressources Humaines et de la Directrice Inter-régionale Sud.
Monsieur LESUEUR a proposé de rencontrer les professionnels grévistes dans le cadre d’une audience syndicale.
Si l’échange a permis a chacune et chacun de s’exprimer, non sans émotions la situation RH, et de décrire l’impact sur le suivi des jeunes au sein du territoire Tarn-Aveyron, il s’avère qu’aucune réponse n’a été avancée.
Si nous pouvons espérer que le directeur de la PJJ soit le plus à même de nous apporter certaines solutions en terme RH, notamment au regard de la situation actuelle, ce dernier s’en remet à Bercy !
Des postes vacants volontairement non pourvus
Et comme si cela ne suffisait pas, les postes vacants sur les services sont soit fermés pour ce qui concerne l’UEMO de Rodez, soit ils ne sont pas proposés à la mobilité concernant le SE-EPM.
Ce sont donc 3 postes vacants qui ne seront pas pourvus par des titulaires en juin 2026.
Le directeur RH, dans un logique exclusivement comptable nous expliquant que l’administration anticipe les arrêts maladies pour faire appel à des contractuels.
L’administration assume complètement la marchandisation du travail social !
Des annonces déconnectées des moyens réels
Le directoire de la Pjj a cependant tenu à « rassurer » les professionnels grévistes en indiquant que des postes de professionnels en Milieu Ouvert ont été créés.
Il a seulement oublié de préciser que tout ceci était en lien avec la fermeture des CEF secteur public et du nécessaire redéploiement des agents d’une service à un autre…
Enfin, il a tenté de convaincre que LA solution résidait dans la décentralisation en redonnant de l’autonomie aux DIR, aux DT et aux DS et aux RUE sans en être en mesure de répondre à LA question :
Avec quels moyens humains et financiers ?
Une administration toujours plus éloignée du terrain
Cette audience nous confirme si besoin il en était que notre administration est dehors des réalités de terrain et qu’elle persiste à pense le travail social comme une entreprise où le terme rentabilité a remplacé le terme de solidarité.
Les représentants élus pour la section 81-12 CGT PJJ Sud