Déclaration Liminaire

CSA DIR-SUD-EST

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Déclaration liminaire CGT PJJ Sud-Est
CSA Interrégional du 22 juin 2026
RSU – Bilan Formation

Madame la Présidente,

Vous nous convoquez aujourd’hui afin de finaliser l’étude du Rapport Social Unique ainsi que du bilan formation.

Nous ne reviendrons pas sur le contenu du RSU, pour lequel la CGT PJJ Sud-Est a déjà formulé ses observations et ses demandes de modifications.

Concernant le bilan formation, nous relevons une nouvelle fois l’absence significative de données relatives aux congés de formation syndicale, malgré nos demandes répétées. Pourtant, chaque agent·e dispose d’un droit à 12 jours de formation syndicale par an, distinct et complémentaire des droits à la formation continue.

Cette omission interroge d’autant plus que la formation syndicale constitue un élément essentiel de la vie démocratique au travail. Les organisations syndicales, mais également les IRTS, proposent des formations permettant aux salarié·es de développer leurs connaissances sur les enjeux économiques, sociaux et professionnels contemporains. Dans de nombreuses administrations, ces formations sont pleinement reconnues et encouragées.

Des APP insuffisantes et inégalement réparties

La CGT PJJ Sud-Est constate également d’importantes disparités entre les services concernant les Analyses de Pratiques Professionnelles (APP).

Les interventions demeurent insuffisantes et inégalement réparties selon les unités et les territoires. Nous relevons notamment que le bilan met l’accent sur les APP destinées aux Responsables d’Unités Éducatives, alors même qu’un absentéisme important y est constaté sans qu’aucune analyse sérieuse des causes ni aucune perspective d’amélioration pour 2026 ne soient proposées.

Pourtant, chacun connaît le rôle central des RUE dans l’accompagnement des équipes, la prévention des risques psychosociaux et le maintien de collectifs de travail de qualité.

Les cadres doivent pouvoir bénéficier pleinement des APP, mais également d’un accès renforcé à la formation continue et aux préparations aux concours et examens professionnels. Nous relevons d’ailleurs l’absence de préparation aux épreuves écrites du concours de Directeur des Services de la PJJ sur l’interrégion Sud-Est.

Les APP ne doivent pas être réservées aux situations de crise. Elles constituent un espace indispensable de réflexion collective permettant aux professionnel·les de prendre du recul sur leurs pratiques, leurs postures et les situations rencontrées dans l’exercice de leurs missions.

Elles participent également à la cohésion des équipes en offrant un cadre sécurisé de dialogue professionnel.

La CGT PJJ Sud-Est demande la systématisation des APP dans toutes les unités de l’interrégion.

L’accès à la formation ne doit pas dépendre des moyens personnels des agent·es

Nous souhaitons également attirer l’attention de l’administration sur les difficultés persistantes rencontrées par certains personnels pour obtenir la prise en charge des frais auxquels ils ont pourtant droit lorsqu’ils participent à des formations organisées dans leur résidence administrative.

L’absence de prise en charge des repas crée une inégalité de fait entre les agent·es et constitue un frein réel à l’accès à la formation.

La CGT PJJ Sud-Est demande le déploiement de formations CHORUS DT dans les services afin de réduire ces inégalités et de permettre à chacun·e de faire valoir ses droits.

Au-delà de la question financière, cette situation nuit également aux temps d’échanges informels entre professionnel·les, pourtant essentiels au partage d’expériences, à la réflexion collective et à la qualité des formations.

Nous nous interrogeons donc sur les raisons pour lesquelles la PJJ ne met toujours pas en œuvre les mesures nécessaires pour remédier à cette situation.

Pour une véritable politique régionale de formation

Même si le nombre d’agent·es formé·es a progressé sur l’interrégion Sud-Est, la CGT PJJ Sud-Est estime qu’il devient indispensable de définir une véritable stratégie régionale de promotion de la formation et de donner aux personnels les moyens effectifs d’y accéder.

L’administration doit garantir un accès équitable à la formation pour l’ensemble des agent·es, quels que soient leur corps, leur fonction ou leur lieu d’affectation.

Nous rappelons également que les professionnel·les de la PJJ peuvent parfaitement s’inscrire et participer à des formations organisées en dehors de la DIR Sud-Est. Trop souvent encore, des informations erronées circulent sur ce sujet.

Enfin, nous constatons toujours un manque d’informations concernant les dispositifs de reconversion professionnelle, de validation des acquis de l’expérience (VAE), de mobilité ou d’accompagnement des agent·es souhaitant construire un nouveau parcours professionnel.

Ces dispositifs existent mais demeurent largement méconnus faute d’une politique d’information ambitieuse.

La formation professionnelle, la formation syndicale et les espaces d’analyse des pratiques professionnelles sont des investissements indispensables pour les agent·es comme pour l’institution. Ils doivent être considérés comme tels et bénéficier d’une politique ambitieuse à la hauteur des enjeux.

Les revendications de la CGT PJJ Sud-Est

  • Repenser le calendrier en donnant davantage de temps au dialogue social ;
  • Mettre en œuvre un plan de formation et de titularisation des contractuel·les afin de renforcer une fonction publique de fonctionnaires ;
  • Déployer un plan pluriannuel de recrutement d’agent·es titulaires ;
  • Systématiser les APP dans toutes les unités de l’interrégion ;
  • Organiser des formations de terrain au logiciel CHORUS DT ;
  • Abaisser les normes de prise en charge afin de garantir un accompagnement de qualité ;
  • Donner aux services les moyens humains nécessaires pour permettre l’accès à la formation de l’ensemble des professionnel·les, tous corps confondus.

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