CSA Territorial 92 du 2 avril 2026

Déclaration liminaire de la CGT PJJ - CSA Territorial 92

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Déclaration liminaire de la CGT PJJ du CSA Territorial 92 du 2 avril 2026

Madame la Présidente,

Nous ouvrons cette instance dans un contexte particulier où l’administration offre aux organisations syndicales un semblant de dialogue social.

La CGT PJJ tient à exprimer son profond désaccord quant à la mise en œuvre des UJPE en l’état, dont l’entrée en vigueur est prévue au 1er septembre 2026.

Une fois encore, cette réforme est menée dans la précipitation et sans véritable concertation.

Aucune concertation digne de ce nom n’a été engagée avec les organisations syndicales, ni même un réel travail de fond avec les personnels concernés.

Les équipes éducatives et administratives, pourtant directement impactées, n’ont pas été associées à la réflexion ni à la conception du projet.

Nous dénonçons cette méthode de travail descendante qui fragilise encore davantage les services déjà mis à rude épreuve par le manque de moyens humains et matériels.

La mise en place de ces nouvelles structures, dans un calendrier aussi serré, ne permet tout simplement pas aux établissements et aux agents de s’organiser sereinement ou d’anticiper les nombreux ajustements nécessaires.

Sans moyens supplémentaires et garanties statutaires pour les agents, ces unités deviendront des dispositifs inefficients.

La norme actuelle de 14 éducateurs en UEHC ne permet pas de garantir un doublement des services.

Avec les exigences et missions imposées aux agents des futures UJPE, comment pourra-t-on garantir une prise en charge adaptée aux profils des mineurs accueillis ?

Comment garantir la sécurité des usagers et des agents avec si peu de moyens déployés ?

Pour la CGT PJJ, toute évolution de l’offre de prise en charge doit impérativement être précédée :

• D’une évaluation des moyens existants.
• D’une étude d’impact sur les conditions de travail.
• D’une concertation réelle avec les équipes concernées, au-delà de la seule présentation de documents déjà arbitrés.

Les agents de la PJJ, en particulier dans les unités d’hébergement, travaillent déjà dans des conditions souvent dégradées, avec une exposition importante aux risques psychosociaux, à la violence institutionnelle et aux tensions liées au manque de moyens.

Les projets qui nous sont présentés aujourd’hui ne peuvent être acceptés que s’ils s’inscrivent dans une logique de renforcement des équipes, de sécurisation des locaux et de reconnaissance des compétences professionnelles.

La CGT PJJ continuera, dans toutes les instances, à porter la voix des personnels, à défendre leurs conditions de travail et à exiger les moyens nécessaires pour assurer une prise en charge éducative digne des jeunes confiés à notre institution.

Les élus CGT PJJ 92

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