CSA SST de Seine-et-Marne
La CGT-PJJ exige des actes pour les conditions de travail
CSA SST de Seine-et-Marne : la CGT-PJJ exige des actes pour les conditions de travail
Avant toute chose, la CGT-PJJ a une pensée pour les deux adolescents qui se sont suicidés en septembre dans les établissements pénitentiaires pour mineurs de Lavaur et de La Valentine à Marseille. Nos pensées vont à leurs familles, à leurs proches et aux collègues qui les accompagnaient.
Ces drames ne sont pas des accidents isolés. Chaque année, plusieurs adolescents meurent en détention. L’enfermement des mineurs n’a jamais été aussi élevé, alors que le CJPM devait le réduire.
La CGT-PJJ l’affirme de nouveau : la justice des mineurs doit revenir à la primauté de l’éducatif sur le répressif.
Des conditions de travail toujours dégradées
Concernant notre instance consacrée à la santé et à la sécurité au travail, nous tenons à attirer l’attention sur la quantité et la densité des documents qui nous ont été transmis, qui auraient mérité un temps supplémentaire de préparation.
À la lecture des différents documents, nous sommes surpris de constater que certaines problématiques liées au bâti persistent depuis notre dernier CSA FS d’octobre 2025.
Les agents des unités ne peuvent continuer à exercer dans des conditions dégradées.
Nous aurons l’occasion de revenir sur ces situations lors de nos échanges.
Risques psychosociaux : la surcharge de travail ne peut être ignorée
Un deuxième point attire particulièrement notre attention : les risques psychosociaux générés par les tensions interpersonnelles.
Pour la CGT-PJJ, ces tensions ne peuvent être dissociées de la surcharge de travail engendrée par le CJPM.
Le diagnostic Secafi, auquel 52 % des agents du 77 ont répondu, soit un record en Île-de-France, montre que 73 % des professionnels du milieu ouvert sont en situation de risque concernant l’intensité du travail.
Ces chiffres doivent conduire à des réponses concrètes.
Canicule : prévenir plutôt que subir
Concernant le document relatif à la prévention des RPS en lien avec la canicule, nous aurions souhaité qu’une véritable projection soit intégrée au PAPRIPACT de Seine-et-Marne.
Les épisodes caniculaires de 2026 ne seront pas des événements isolés. La tendance est désormais à leur intensification.
Pour rappel, le 4 août 2026, notre organisation syndicale avait alerté, par tract et par mail adressé au DIR :
la prévention ne consiste pas à attendre qu’un accident grave survienne.
Le 13 août, parce que rappeler les consignes ne suffit pas à les rendre applicables, nous avons dû remettre le couvert avec un deuxième tract.
La réalité était alors très concrète :
- des cadres sans carte achat depuis six mois ;
- des achats de climatiseurs bloqués par des questions de référencement ;
- un télétravail proposé à la demi-journée alors que le thermomètre affichait 34 °C à l’ombre.
Deux alertes, deux fois où nous avons dit tout haut ce que beaucoup vivaient tout bas.
PAPRIPACT et DUERP : des documents indispensables manquent encore
Certains PAPRIPACT sont vides et certaines unités ne disposent toujours pas de DUERP.
Dans ces conditions, la CGT-PJJ ne rendra pas d’avis sur ce sujet et demande le report du point PAPRIPACT à un prochain CSA.
Les exigences de la CGT-PJJ
La CGT-PJJ demande :
- le report du point PAPRIPACT et la présentation, lors du prochain CSA, d’un programme complet et chiffré pour chaque service du 77 ;
- la communication de l’ensemble des DUERP et des registres SST complets, ainsi que des diagnostics amiante ;
- la communication des résultats Secafi propres au 77 et la mise en place d’un plan d’action territorial ;
- le recrutement sur les postes vacants des assistants de prévention ;
- des moyens humains à la hauteur des missions confiées aux équipes de la Protection judiciaire de la jeunesse.
La DPJJ écrit en préface de son plan SST 2026-2030 que la qualité du service rendu aux jeunes repose sur la qualité des conditions de travail des professionnels.
La CGT-PJJ en prend acte.
Nous attendons maintenant que les actes suivent, ici, dans le 77 !
La CGT-PJJ 77