Préavis de grève à partir de la journée du 5 février 2026

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Madame la Directrice interrégionale,

Le 12 janvier, nos organisations représentatives des personnels, CGT PJJ Grand-Ouest et SNPES-FSU, alertaient par voie de tract l’ensemble des personnels du territoire 44-85 à propos des conditions de travail déplorables et inacceptables des personnels PJJ au tribunal de Nantes.

Depuis une décision unilatérale de la juridiction nantaise en date du 23 décembre, les collègues du STEMO de Nantes ne disposent plus de bureau dédié ni de matériel adéquat pour exercer leurs missions au sein du tribunal, notamment lors des déferrements et de la Permanence éducative auprès du tribunal. Les personnels sont contraints de mener des entretiens avec les parents dans les couloirs du tribunal, faute de bureau fixe et adapté à des entretiens confidentiels. Les différents bureaux proposés, selon les jours de la semaine, s’avèrent finalement indisponibles.

Les personnels du STEMO, les organisations syndicales et la ligne hiérarchique de la PJJ sont unanimes pour dénoncer ce manque criant de considération et tentent de rétablir, auprès du tribunal, des conditions normales d’exercice de la mission.

Force est de constater qu’après un mois de colère, les solutions ne sont toujours pas en vue. Les déferrements se succèdent dans des conditions intolérables pour les agents comme pour les usagers, engendrant une dégradation du rapport à la juridiction sans précédent. Il est urgent d’agir et de rétablir des conditions normales de travail au tribunal de Nantes.

Par conséquent, la CGT PJJ Grand-Ouest dépose un préavis de grève en solidarité avec nos collègues nantais à compter du 5 février 2026. Ce préavis vaut pour l’ensemble des personnels PJJ du Grand-Ouest, ainsi que pour les nuitées en amont et en aval, et ce jusqu’à la résolution de ces entraves inacceptables.

La PJJ est actuellement la cible du ministre de la Justice, qui organise à marche forcée une réforme des hébergements sans aucune concertation et en complète déconnexion des réalités et des besoins. Le territoire nantais a perdu trois UEHC, à l’instar d’autres territoires de l’interrégion qui subissent depuis des années un manque criant de possibilités de prises en charge en hébergement pour les jeunes.

Cette réforme des UJPE n’a même pas cherché à y remédier, alors qu’il s’agissait d’une opportunité historique de redonner des moyens aux jeunes et aux collègues, en conformité avec les États généraux du placement.

La CGT PJJ Grand-Ouest appelle l’ensemble des collègues à s’unir et à sortir de l’effet de sidération pour faire valoir nos besoins et notre légitimité à revendiquer des moyens et la reconnaissance de nos missions, par tous les moyens.

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