Déclaration Liminaire du CNAS (Conseil National de l’Action Social) du 22 JANVIER 2026

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Madame la Secrétaire générale,
Mesdames, Messieurs,

Ce qui est exceptionnel avec le traditionnel exercice des vœux que, par ailleurs, nous formulons pour vous, vos familles et vos proches, c’est que l’on sait pertinemment qu’il est aussi hypocrite et utopique qu’une affiche prônant le « janvier sans alcool » apposée sur la vitrine du bistrot du coin. Pour autant, nous allons de bonne grâce nous plier à l’exercice.

Nous souhaitons en premier lieu que l’action sociale ministérielle reste au sein de nos ministères et ne soit pas gérée par un ersatz de formation spécialisée « actions sociales » pilotée par la Direction générale de la fonction publique. L’action sociale ministérielle doit être pensée, travaillée, financée et gérée dans les ministères.

Nous regrettons que l’administration se prive trop souvent de l’expertise des agents et de leurs représentants. L’expérience prouve que, lorsque l’administration travaille en vase clos sur des sujets complexes, les résultats sont rarement à la hauteur des enjeux.

C’est particulièrement vrai pour le dossier de la restauration, premier poste de dépenses de l’action sociale. Plutôt que de s’en tenir à des méthodes qui favorisent les grandes entreprises de restauration collective et augmentent mécaniquement la note pour les agents et pour l’administration, nous affirmons qu’une association réelle des représentants du personnel aux travaux permettrait d’optimiser durablement l’offre. Travailler ensemble n’est pas un problème, c’est la solution pour garantir une restauration de qualité et accessible.

Nous tenons toutefois à souligner que tout n’est pas noir. Nous constatons avec satisfaction que, lorsque nos remarques sont prises en compte par l’administration, les dispositifs existants sont concrètement optimisés. Beaucoup de réussites sont à mettre en avant. Mais, à chaque fois, un seul constat : c’est un travail en commun qui a permis de les mettre en place.

C’est ainsi que, grâce à notre vigilance et à la prise en compte de nos remontées de terrain, nous parvenons aujourd’hui à une meilleure optimisation de l’offre de petite enfance, notamment sur l’attribution et la gestion des places de crèches. C’est la preuve que le dialogue social constructif est le levier le plus efficace pour améliorer le quotidien des agents.

Au cœur de notre organisation, les acteurs sociaux sont les piliers de notre institution. Leur expertise de terrain et leur engagement quotidien auprès des agents sont les véritables moteurs de l’action sociale. Il est désormais impératif que leur contribution soit pleinement reconnue. Valoriser les acteurs sociaux, c’est garantir la pérennité de nos missions. Dans un contexte financier et politique qui s’annonce difficile, nous souhaitons que l’année 2026 soit une année utile, une année de résistance aux vents de tous bords et, en premier lieu, à la tornade de la formation spécialisée.

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