Déclaration préliminaire

CSA INTER-RÉGIONAL DU 11 JUIN 2026 : QUI PROTÈGE ENCORE LES ENFANTS ?

Lecture 2 mn

CSA INTER-RÉGIONAL DU 11 JUIN 2026 : QUI PROTÈGE ENCORE LES ENFANTS ?

La Protection Judiciaire de la Jeunesse commence par un mot : Protection.

À l’occasion du CSA inter-régional du 11 juin 2026, la CGT-PJJ Grand-Ouest a porté une déclaration liminaire dénonçant une situation devenue intenable dans de nombreux services.

Des postes vacants partout

Comment justifier les dizaines de postes vacants sur l’ensemble des territoires ? Comment expliquer les difficultés de recrutement qui empêchent les services de remplir correctement leurs missions ?

Des mineurs laissés sans réponse

Combien de jeunes devraient aujourd’hui bénéficier d’un accompagnement éducatif mais restent en attente faute de moyens ?

Combien de Mesures Judiciaires d’Investigation Éducative concernant des enfants victimes de violences intrafamiliales sont différées ?

Combien de mesures concernant des mineurs auteurs de violences sexuelles demeurent sans prise en charge ?

Derrière ces chiffres se trouvent des enfants, des familles et des professionnels confrontés quotidiennement aux conséquences de l’abandon progressif du service public.

Des agents sommés de compenser l’absence de moyens

Pendant que les listes d’attente s’allongent, les équipes éducatives continuent de faire face à une charge de travail toujours plus importante.

La CGT-PJJ refuse que les agents deviennent les responsables désignés de décisions budgétaires qu’ils ne prennent pas.

Le manque de moyens n’est pas une vue de l’esprit. Il se traduit concrètement par des mesures en attente, des prises en charge retardées, des professionnels épuisés et des jeunes laissés sans réponse.

Une politique d’austérité qui fragilise la mission de protection

Nous savons que les directions locales ne sont pas à l’origine de cette situation. Elles sont elles-mêmes confrontées à des choix budgétaires et politiques qui réduisent toujours davantage les capacités d’action des services.

Pour autant, la réalité doit être dite : la Protection judiciaire de la jeunesse et l’Aide sociale à l’enfance ont besoin de moyens humains, de structures d’accueil et d’effectifs supplémentaires.

La CGT-PJJ continuera d’alerter

Parce que protéger les enfants n’est pas une variable d’ajustement budgétaire.

Parce qu’une société qui renonce à accompagner sa jeunesse prépare ses difficultés de demain.

Parce que la PJJ n’est pas assez riche de ses agents pour continuer à les épuiser.

La CGT-PJJ continuera à porter ces revendications dans toutes les instances et à défendre un service public à la hauteur des besoins des jeunes qui lui sont confiés.

Documents