Le 18 septembre, on s’organise et on se mobilise !
Malgré l’éviction des gouvernements successifs dû à des choix budgétaires toujours plus injustes, le pouvoir s’acharne pourtant à imposer l’austérité comme une fatalité.
Emmanuel Macron a bien choisi son camp : celui des actionnaires, des grandes fortunes et des multinationales. Dans ce système, les sacrifices sont toujours imposés aux mêmes : les salariés, les fonctionnaires, les précaires, les retraités, les malades… tandis que les profits explosent et que les inégalités sociales se creusent chaque jour davantage.
La richesse de ce pays n’est pas le fruit de la spéculation ou de la rente : elle est produite par les femmes et les hommes qui travaillent, qui soignent, qui éduquent, qui protègent. Elle est produite par nous toutes et tous. Pourtant, au lieu d’être redistribuée pour répondre aux besoins sociaux et renforcer les services publics, cette richesse est captée par une minorité, engloutie dans les dividendes et les cadeaux fiscaux.
La colère qui monte partout dans le pays est légitime. Nous refusons de payer, encore et toujours, pour une dette qu’ils ont eux-mêmes fabriquée, pour un système qui organise la précarité et méprise le travail réel. Nous affirmons qu’un autre choix est possible : celui de la justice sociale, de la solidarité et du partage des richesses.
C’est dans ce combat que la CGT-PJJ, dans le cadre de l’intersyndicale, prend toute sa place. Parce que la justice des mineurs, comme tous les services publics, est menacée par cette logique austéritaire, nous devons nous mobiliser pour défendre notre mission éducative, nos conditions de travail et la dignité de notre métier. D’autres choix sont possibles.
La CGT-PJJ dénonce :
• Un manque criant d’effectifs : surcharge de travail, services désorganisés, parcours éducatifs fragilisés.
• Un gel du point d’indice qui continue de dégrader le pouvoir des collègues, face à une inflation galopante.
• Des conditions de travail dégradées : violence institutionnelle, exposition aux risques, pénibilité du travail encore ignorée notamment le travail de nuit et le travail posté.
• Des politiques toujours plus sécuritaires qui détournent la mission éducative de la PJJ au profit d’une logique répressive et d’enfermement. Pourtant, cette politique est aussi coûteuse qu’inefficace.
• Des agents toujours plus précarisés : Augmentation du nombre de contractuels au détriment des emplois statutaires.
Nos revendications à la PJJ :
• Des effectifs à la hauteur pour toutes les structures.
• La reconnaissance de la pénibilité (travail de nuit, horaires en 3x8, exposition aux violences).
• Un plan de titularisation des contractuels et un plan de recrutements ambitieux.
• Revalorisation des grilles indiciaires.
• Une politique éducative progressiste et non sécuritaire.
Le 18 septembre, faisons entendre notre voix pour un budget de justice sociale !
En grève et en manifestation, dans l’unité syndicale.
Lieu et horaires sur carte.cgt.fr