Déclaration Liminaire CSA PJJ du 18 février 2026
Réforme des UJPE : derrière l’ambition affichée, des reculs bien réels
Monsieur Le président du CSA,
Le 4 février dernier, le garde des Sceaux a instrumentalisé un événement dramatique touchant la communauté enseignante pour servir une communication politique dont la PJJ est devenue, une fois de plus, l’outil. La CGT PJJ a exigé un démenti mais à ce jour pas un mot de sa part, pas une reconnaissance pour l’ensemble des professionnels et encore moins pour les conditions dans lesquelles ils exercent leurs missions.

Bien au contraire, chaque déclaration du ministre s’inscrit dans une stratégie de visibilité personnelle pour préparer sa future candidature à l’élection présidentielle. Vous-même commencez à prendre part à cet exercice, monsieur le président. Et lorsque vous nous expliquez qu’il s’agit simplement de rendre la PJJ, ses agents et ses missions, plus visibles, permettez-nous d’en douter. Nous ne confondons pas communication institutionnelle et communication politique. Une fois de plus, vous nous rétorquerez que nous sommes retords et que nous vous prêtons de mauvaises intentions. Mais
comment accédez à un discours en totale incohérence avec les orientations sécuritaires et répressives de monsieur Darmanin ?
Comment croire à un projet éducatif ambitieux, alors même que ce dernier souhaite revenir sur le principe d’atténuation de la responsabilité pénale, principe fondateur de la justice des mineurs, consacré par notre Constitution mais également par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant dont la France est signataire. Cette contradiction est flagrante...
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