CSA PJJ du 24 mars 2025
Déclaration liminaire comité social d’administration de la PJJ
Une réforme imposée, un dialogue social vidé de son sens !
À l’occasion du Comité social d’administration de la PJJ du 24 mars 2026, la CGT PJJ dénonce une réforme des UJPE conduite sans réelle concertation. Derrière l’affichage du dialogue social, les décisions sont déjà arrêtées. Les agents, eux, restent dans l’attente de garanties concrètes sur leurs conditions de travail.
Une réforme déjà écrite, sans marge de discussion
Monsieur le président,
Depuis votre arrivée, et contrairement à la rupture que vous annonciez, nous ne constatons qu’une obstination à imposer à l’ensemble des échelons une réforme anxiogène. Vos promesses de concertation n’engagent que vous, car la réalité est toute autre.
Vous avez affirmé à plusieurs reprises que la réforme des Unités Judiciaires à Priorité Éducative (UJPE) pouvait évoluer dans le cadre du dialogue social. Les faits démontrent tout le contraire : aucune négociation n’est possible, et surtout aucune évolution n’est permise. Votre seule priorité reste son effectivité au 1er septembre 2026, quelles qu’en soient les conditions.
Une méthode qui neutralise toute négociation
La méthode appliquée depuis le mois de décembre l’illustre parfaitement. Les documents de travail sont transmis dans des délais extrêmement contraints, empêchant toute réflexion sérieuse. Les audiences préparatoires, trop courtes, se limitent à un recueil formel de remarques sans aucune possibilité de négociation. Quant aux instances représentatives du personnel, elles sont sollicitées dans les mêmes conditions, sans possibilité de revenir sur les sujets déjà abordés.
Au niveau local, la situation est identique. Alors même que vous affirmiez que rien n’était figé, la CGT PJJ constate que les projets sont déjà arrêtés. La nomenclature des services a même été publiée avant toute discussion, confirmant un simulacre de dialogue social.
Des garanties absentes pour les agents
L’ordre du jour de ce CSA confirme une nouvelle fois cette logique. L’un des rares points soumis au vote concerne le cahier des charges des futurs UJPE. Pourtant, l’ensemble des propositions de fond portées par les organisations syndicales a été écarté.
Ce document est pourtant central. Il doit définir les exigences minimales permettant aux agents d’exercer leurs missions dans des conditions de travail acceptables. Dans les directions territoriales comme interrégionales, les attentes sont fortes concernant les moyens réels alloués.
La CGT PJJ continuera donc de porter des exigences claires, notamment :
• L’uniformité du cahier des charges entre secteur public et secteur associatif habilité ;
• La définition d’effectifs minimums par UJPE, avec des perspectives d’évolution ;
• Le doublement des éducateurs, de jour comme de nuit ;
• Un cadrage strict des astreintes conforme au droit du travail ;
• Une capacité d’accueil limitée à huit places sur les collectifs ;
• L’absence de thématisation des prises en charge ;
• Des dispositifs d’accompagnement institutionnels renforcés pour les équipes.
Le dialogue social ne saurait être l’alibi d’une réforme déjà pensée et actée à l’avance. Face à une réforme imposée, sans garanties suffisantes pour les agents et sans véritable négociation, la CGT PJJ restera pleinement mobilisée pour défendre les conditions de travail et le sens des missions éducatives.
FACE À UNE RÉFORME IMPOSÉE ET VIDÉE DE TOUT DIALOGUE, LA CGT PJJ SERA LÀ. POUR CHAQUE DROIT. POUR CHAQUE POSTE. POUR CHAQUE AGENT.