UEHC L’ESCAILLON : QUAND LA CONTINUITÉ DU SERVICE PUBLIC PRIME SUR L’HUMANITÉ

Lecture 2 mn

UEHC L’ESCAILLON : QUAND LA CONTINUITÉ DU SERVICE PUBLIC PRIME SUR L’HUMANITÉ

Tout d’abord, la CGT PJJ Sud Est renouvelle son soutien à la famille et à l’équipe de notre collègue Mickaël NACHTI, éducateur à l’UEHC l’Escaillon, décédé en service le 19 mai dernier.

Une équipe profondément fragilisée

Suite à cet évènement traumatique la majorité des agent.es de l’UEHC l’Escaillon est aujourd’hui en arrêt, tandis que les autres tentent tant bien que mal de continuer à fonctionner, malgré un état d’épuisement psychologique et physique extrême et le soutien des éducateurs de MO, de la Roseraie, réservistes…

En effet, depuis plus d’un an l’équipe se sent abandonnée, privée d’encadrant.es garantissant une organisation sécurisante du travail.

Des dysfonctionnements se sont progressivement installés, entraînant de fait une mise en danger pour les jeunes confié.es à l’institution et les professionnel.les.

Nous vous le disons sans langue de bois : maintenir le fonctionnement normal de ce service est un manquement de l’administration en matière de santé et sécurité au travail.

Un foyer ne peut fonctionner correctement avec des équipes décimées, des agents en souffrance et sous pression permanentes.

Une demande claire des professionnels

Lors de leur rencontre du 21 mai 2026 avec M LESUEUR, les agent.es ont exprimé une seule demande, responsable et humaine : la suspension de l’accueil des jeunes ainsi que la réorientation des jeunes actuellement accueilli.es.

Cette demande n’est ni un confort ni un refus d’exercer leurs missions, mais c’est bel et bien une nécessité !

Malgré l’engagement de la DTA et de la DIR en ce sens, l’état de stress élevé des professionnel.les, les alertes répétées de l’équipe et de la directrice par interim nouvellement missionnée, les risques évidents pour les jeunes accueilli.es comme pour les agent.es : la DT du Var maintient l’activité coûte que coûte.

Cette politique met en danger la santé physique et psychologique des professionnel.les tous corps confondus ainsi que des mineur.es, leur sécurité et la prise en charge éducative voire l’avenir de la structure.

L’interrégion sud-est est-elle trop riche de structures d’hébergement pour ne pas prendre soin de celles qui existent ?

Les responsabilités de l’administration

La CGT PJJ Sud Est vous rappelle votre obligation de sécuriser et protéger la santé physique et mentale des agent.es, ainsi que du public accueilli.

La CGT PJJ Sud Est exige

• La suspension immédiate de l’activité de l’UEHC ;

• La réorientation des mineur.es actuellement accueilli.es ;

• Une audience syndicale urgente ;

• Un accompagnement dans la crise pour l’équipe.

Reconstruire avant de reprendre

Les jeunes méritent d’avoir une prise en charge éducative digne d’une structure de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, ce que les professionnel.les ne peuvent plus garantir dans les conditions actuelles.

L’équipe de l’UEHC l’Escaillon doit « se réparer » et travailler ensemble sur les dysfonctionnements repérés.

Ce travail de réparation et de réappropriation est indispensable pour que les agent.es se portent mieux afin qu’ils puissent assurer leurs missions dans les meilleures conditions au bénéfice des mineur.es.

Madame la Directrice Interrégionale, Monsieur le Directeur Territorial du Var, Madame la Directrice Territoriale Adjointe du Var, vous ne pouvez pas faire l’économie de ce travail de fond si vous voulez retrouver une structure d’hébergement solide.

Nous attendons sans délai des actes au-delà des intentions !

CGT PJJ Sud Est

Documents

Recherche

Adhérer à la CGT Nous contacter