COMPTE RENDU DE LA CAP DES CORPS SOCIO ÉDUCATIFS 5 ET 6 NOVEMBRE 2025
La dernière CAP a une nouvelle fois mis en évidence les limites de l’organisation administrative.
Dix-huit recours CREP et deux refus de titularisation étaient inscrits à l’ordre du jour. Avec un volume aussi important, il était évident que l’instance ne pouvait pas se tenir dans des conditions sérieuses.
Comme nous l’avions annoncé dans notre déclaration liminaire, le manque d’anticipation de l’administration nous a contraints à travailler dans la précipitation, au détriment des agents.
Une troisième journée de CAP a donc dû être programmée pour le 8 décembre.
Dès l’ouverture, nous avons été confrontés à une instance totalement désorganisée. Amateurisme, impréparation, gestion laborieuse : la séance a été marquée par une administration incapable de maîtriser ses propres procédures.
Nous avons découvert que plusieurs dossiers, pourtant transmis en amont par les organisations syndicales, n’avaient même pas été inscrits à l’ordre du jour. Les DIR n’avaient pas relayé ces recours. Sans notre intervention, les droits des agents auraient été purement et simplement bafoués. Ces dossiers seront finalement étudiés lors de la prochaine CAP.
La confusion ne s’arrêtait pas là. Plusieurs dossiers étaient incomplets, et l’administration doutait elle-même du respect des délais de réponse du N+2 dans le cadre du recours hiérarchique. Incapable de prouver les dates de notification ou d’assumer ses propres positions, elle naviguait entre approximations et incertitudes.
Nous avons dû rappeler, preuves à l’appui, que le doute devait profiter à l’agent. Nous avons obtenu l’étude de ces recours malgré les hésitations de l’administration.
S’ajoutait à cela un manque flagrant de préparation des directions. Beaucoup de dossiers étaient à peine argumentés, voire totalement insuffisants. Cela interroge la priorité qu’accordent réellement les DIR à cette instance qui, pourtant, engage directement l’avenir professionnel des agents.
Les échanges ont été maigres, les réponses souvent floues ou inexistantes, et l’administration s’est retrouvée à plusieurs reprises incapable de justifier ses évaluations. Sans la vigilance des organisations syndicales, beaucoup de recours auraient tourné au défaveur des agents. Dans la majorité des situations, le vide argumentaire des directions a conduit l’administration à accéder aux demandes formulées.
Enfin, le fond des dossiers CREP révèle une réalité beaucoup plus préoccupante. Pour nombre d’agents, l’évaluation professionnelle est devenue une épreuve synonyme de tensions et de souffrance, souvent alimentée par des conflits interpersonnels avec la hiérarchie.
La CGT réaffirme avec force que les évaluations ne doivent jamais servir de terrain de règlement de comptes personnels. Elles doivent rester un moment d’échange constructif, appuyé sur des faits objectifs et une reconnaissance sincère du travail accompli. Il devient indispensable de revoir la formation des évaluateurs afin de garantir des pratiques réellement impartiales et respectueuses.
La CGT PJJ reste pleinement mobilisés pour défendre les droits de toutes et tous, veiller à des procédures transparentes et garantir une prise en compte équitable des situations individuelles. Vous pouvez compter sur notre engagement constant et notre détermination.